Les préjugés ont la vie dure…

De son vivant, Maria Montessori subissait déjà les préjugés de son époque (être une femme médecin, qui plus est qui proposait une nouvelle éducation ! )…

Cet article vous concerne si d’un côté, vous êtes convaincus du bien fondé de l’oeuvre de Maria Montessori, alors ces arguments conforteront votre point de vue.

D’un autre côté, si vous appartenez à ceux qui ignorent tout de Montessori mais qui ont entendu dire que …

Alors cet article vous apportera quelques précisions. Non pour vous convaincre, mais pour rétablir quelques vérités. Libres à vous de l’entendre ou pas, mais point de jugement sur une psycho-pédagogie qui fait ses preuves depuis plus de 100 ans.

Je vous concède que l’oeuvre Montessori en soi est une révélation, une évidence. Ce qui est moins évident en France (!…), c’est LA personne qui utilise « l’outil » Montessori. Car c’est bien ici que le bât blesse. Comme partout et dans tous les domaines, on trouve des personnes compétentes, passionnées, convaincues et d’autres plus ambitieuses ! A vous de voir !

Car c’est vous et vous seul qui êtes votre propre juge, pas les « on dit ».

On apprend à l’enfant à acquérir sa propre pensée par l’expérience, la réflexion, l’autonomie. A nous, adultes, de suivre leurs pas…

Préjugé 1 : Les écoles Montessori sont réservées aux riches !

Ni vrai, ni faux. Cela dépend de la motivation des parents et de l’école !

Si le projet pédagogique est la priorité pour tous, alors les familles mettent tous les moyens nécessaires pour offrir à leurs enfants une éducation montessori. (parents, grands-parents, parrain et marraine participent ).

Préjugé 2 : l’enfant est roi !

Pour citer Maria Montessori, « l’enfant ne fait pas ce qu’il veut mais il veut ce qu’il fait ».

Dans une ambiance Montessori bien préparée, un cadre est posé. L’enfant, pour être rassuré, a besoin de limites et de frustrations. Le travail sur l’autonomie lui permet de choisir librement ses activités sans le mettre en échec. Le matériel, en exemplaire unique, lui demande d’être patient et attentif à « l’autre », solidaire et responsable.

Il apprend naturellement le respect de soi, des autres et de l’environnement.

Préjugé 3 : Montessori, c’est pour les surdoués, les cancres, les enfants en difficultés….

Faux ! Tous les enfants à qui l’on offre une ambiance montessori dès l’âge de 2-3 ans sont susceptibles de devenir de petits lecteurs et compteurs très jeunes. Cela dépend de leurs périodes sensibles et des outils utilisés. L’ambiance montessori leur donne le goût d’apprendre, la curiosité et l’initiative. L’enfant est acteur de ses propres apprentissages, basés sur la réflexion. Sachant que la priorité est l’épanouissement de l’enfant.

Préjugé 4 : l’intégration en traditionnel se passe mal.

Faux ! L’enfant, qui a suivi le cursus complet 3-6 ans, a tous les outils en main pour s’adapter dans un environnement scolaire « classique ». Cet enfant a appris à structurer et classer les informations par le sensoriel et l’expérimental. Capable de raisonner et penser par lui-même, il s’adapte aux contraintes nouvelles rencontrées.

Préjugé 5 : discrimination fille / garçon !!!

Que nenni ! Juste pour répondre à ce genre de rumeur. En fonction des années, ce sont des générations filles ou garçons. Pur hasard… du moins dans notre école !

Préjugé 6 : Montessori ne convient pas à tous les enfants.

Faux ! Elle ne convient pas à tous les parents !

Dans la mesure où les intentions sont tournées vers l’épanouissement de l’enfant et le dialogue et les échanges famille/école, alors, oui, cela conviendra à votre enfant.

Il en existe bien d’autres ! A vous de rencontrer les porteurs de projets Montessori. A vous de poser vos questions, d’émettre vos doutes. Bonnes ou mauvaises expériences en structures Montessori, n’en faites pas une généralité…

« Le premier pas pour résoudre intégralement le problème de l’éducation ne doit pas être fait vers l’enfant, mais vers l’adulte – éducateur: Il faut apporter de la clarté à sa conscience et le libérer d’un grand nombre de préjugés ». 

« L’enfant est la partie la plus importante de l’adulte ».

Maria Montessori